Personnel « Le souveniriste

Archive pour la catégorie ‘Personnel’

…ALLER

dimanche 27 janvier 2013

Aller vers le vert vérité.
Aller voir plus loin, plus haut, plus sain, plus beau.
Aller voir de quoi a l’air l’air d’ailleurs.
Devenir chercheurs d’hors du commun.

Aller quérir le bois franc, l’eau pure et sûre,
Le blé dur, le froment qui ne ment,
Le pain levé matin, doré à point sur la plaque des forges.

Aller explorer les sentes parallèles, y tremper l’acier des pieds
Dans la poudrerie tonifiante.

Aller ressourcer la cellule initiale motrice des pensées
Neurotransmisent sur pages désencrées.

Aller désoperculer l’alvéole rose monoxidée
En l’imbibant des parfums d’iris versicolores
Aux berges des lacs Laurentiens.

Aller s’instruire des hautes parlures en silence sylvestre.

Alors !

Quand s’ouvrira enfin un trou dans les nuages
Ecarquiller les yeux, les deux bras en prière,
Se laisser inonder de rayons x, y, épurateurs de vies usées.

FUIR

dimanche 27 janvier 2013

Fuir la bête bétonville, vile ville aux cache-ciels
Tours de verre dépoli, impolies,miroirs aux alouettes
Où se cassent le bec des bécasses aux ailes brisées.

Fuir le centre-ville-marie consommée,
Centrale a tonique consumée.

Fuir le bidonville-bidon, fourmilière des quêteux, rovineux
Métropolitains aux démarches souterraines.

Fuir les rames de métro charroyeur de boulot-dodos
Dans les égouts des rêves et des espoirs.

Fuir les ciné-parcs des panurgiens moutons parqués
Broutant le navet hollywoodien et ruminant le maïs trans

Oh! fuir la banlieue-ville, marée noire des plages aux alluvions
fertiles convoitées des charognards développeurs tentaculaires
dans les pâturages zonés rural.

FUIR certes mais surtout
ALLER….

Notre Terre

dimanche 27 janvier 2013

Ma dextre généreuse offre ostensiblement
Des fruits empoisonnés, poudre aux yeux des enfants.
Ma senestre insatiable puise en dessous de table
Les énergies fossiles,
Avoir hypothécable de ma progéniture.

Qui suis-je pour briser l’harmonie de Nature ?

Je suis soixante années empruntées à la glèbe
Je suis de grains de blé engrangés en ma chair,
De raisins fermentés coulant en mes artères,
Bulles d’air aspirées aux couches atmosphère
Et gouttes d’eau salées distillées de la mer.

Ma mère je m’accuse d’avoir bien trop péché
Dans les os décharnés de Dame Pauvreté.

Plus de dix mille fois au jeu de cache-cache
J’ai valsé et viré dans l’axe des deux pôles.
Mille fois j’ai revu l’astre rond dans l’Espace
Miroir de mon Étoile reflet blafard et pâle.

Étincelle égarée dans les années-lumière,
Grain de sable qui grince à la roue galaxique,
Particule perdue dans les années-poussière,
Dix-milliardième voix aux choeurs écologiques.

Qui suis-je pour briser l’harmonie de la TERRE.

Gîtes du passant

samedi 26 janvier 2013

Quand fatigués de vols et de pêches au grand large
Mouettes et goélands aiment à se poser,
À sable découvert, pour refaire leur plumage,
Semblent se reposer,
Lorsque les eaux sont calmes,Que le vent est tombé,
Le bec au creux de l’aile, les palmes au repos,
Attendent en troupeau
Que les forces reviennent, que remontent les eaux.

Puis quand le jour se lève, ils essayent leurs ailes
Pour reprendre le ciel et attaquer les flots
En un cycle éternel
Ainsi fait le routard qui vient chez vous ce soir!
&&&&&&&&&&

Roulent nos vies sur les routes du globe
Ainsi que dans les cieux les astres y dessinent des orbes.
Paupières lourdes et membres engourdis
Espèrent enfin le repas le repos,
Un oasis, un coin de paradis.

Soudain on le découvre au bout d’un chemin creux.
Des colombes de paix et même un angelot
Chantent la bienvenue et la saine amitié.

Derrière un vieux moulin éteint
Coulent de charmeuses eaux
Berceuses de nos sommeils et c’est déjà demain.
Au retour du soleil on a refait le plein.
On se sert les mains…….

Puis un jour on revient!

École

dimanche 13 janvier 2013

École geôle déjà !
Des grilles y figent mes pas.
La cour où courent des rois.
Marmaille qui piaille me noie.
En rang les grands me broient.
Sarcasmes effacent le moi.
La cloche décroche ma voix.
Silence! absence de joie.
Maîtresse me blesse les doigts
Bureau! bourreau tais-toi!
Vacances la chance deux mois.
Été gaieté chez soi.

Qui est-il ?

dimanche 13 janvier 2013

Il y a le Platonique, le Vache, le Grand,
Le Fou, le Romantique,
Le Naissant, l’Adolescent,
Le Captif, le Tardif,
Le très noble de la Patrie
Pour lequel on donnerait sa vie.

Il y a celui des enfants,
De la terre, et même de l’Argent.
Celui qu’on fait en vitesse,
L’Aventurier le Romanesque
Tous amoureux de la nature
De la montagne et du grand large.

L’ Amour des uns, l’ Amour des autres,
Le tien, le sien, le leur, le vôtre.
Il est partout ! Qui est-il donc ?
De Cupidon la flèche agile ?
La Charité des évangiles ?
Dans les prisons, dans les écoles.
Dans les hospices il bénévole,

Menus amours en petits tas
On les voudrait tous éternels
Qu’ils s’écrivent avec un grand A.
Le mien est simple et fraternel
Et l’offre à qui en voudra.

Nativité en songe

dimanche 13 janvier 2013

Dans un lit de pin blanc sommeillait une belle
Qui, dans ce bois dormant, rêvait de beaux Noëls.

« Un Joseph menuisier aux allures paternelles
La berçait joliment au rythme du rabot
Formant un nid moelleux avec les doux copeaux.

Une fée aux doigts d’or, penchée sur son enfance,
Prenait dans l’air glacé l’aiguille de diamant
Qu’elle enfilait alors avec grande patience
D’un fil d’argent glané à la barbe du temps.

Lorsqu’allait s’évanouir ce tableau éphémère,
Un beau mage, venu du bout de l’horizon,
D’une étoile inconnue lui offrit les rayons
Avant de regagner les confins de la terre.»

Éveillée, la dormeuse sortant de ce songe charmant
Comme on quitte à quinze ans les jeux du premier âge,
Les yeux encore mi-clos, elle repensait au mage
Lui offrant, en présent, promesse d’un enfant.

Nos chers petits

dimanche 13 janvier 2013

Les enfants cerfs-volants aux rêves arc-en-ciel,
Réjouissent les parents qui tiennent la ficelle
Arrimée à leurs yeux, amarrée à leur coeur.

Balancés par la brise ils dansent dans le vent.
Un jour la corde brise et de leurs propres ailes
En ramiers voyageurs vers des terres nouvelles
Ils s’en vont, insouciants, quérir d’autres bonheurs.

Reviendrez-vous souvent, messagers, messagères,
Revoir vos doux berceaux, vos gâteaux, vos joujoux,
Nous parler, souvenirs, en termes un peu fous ?

Ah! qu’il faisait bon rire et bâtir l’avenir
En nous aimant beaucoup
EN NOUS AIMANT BEAUCOUP !