Il est un marcheur solitaire qui se balade nez au vent
Tout au long des sentiers déserts et sans s’en faire trop souvent.
Un bâton pour seul compagnon lui tient la main dans les ravins
Pour dissuader les chiens grognons et d’autres bêtes à venin.
Son rythme lent est celui d’un chaland sur les eaux paisibles glissant.
Ses pensées s’envolent, vagabondent, plus loin que le bout du monde.
Si quelquefois survient le doute de n’avoir pris le bon chemin,
Son étoile lui montre la route et ce clocher dans le lointain
C’est l’aiguille d’une boussole qui se profile à l’horizon
Quand le pas du marcheur somnole, soudain il retrouve l’entrain
Pour arriver à la maison .