Tels des séquoïas géants, deux arbres* arrogants qui défiant le ciel, absorbaient toute la lumière*en maintenant dans l’ombre son environnement.
Ils ne cessaient de tendre* leurs sournoises racines vers les quatre horizons,*
semant partout déserts, désolation, famines.
S’il est vrai que le serpent se retourne vers le pied qui l’écrase puis le mord, il n’est pas surprenant que du lointain Orient où règne le Turc et le Maure,
certains oiseaux magiques* soient venus se jucher en leurs branches perfides
et ronger jusqu’au coeur leurs troncs prétentieux.
Un matin de septembre tout à coup ils éclatent, dans un rythme* infernal se mettent à descendre. Ce sort leur fut fatal, ils finirent en cendre.
Des millions de regards* avec curiosité* se tournèrent pour voir s’allumer ces chandelles jumelles et fondre leur superbe au pied de la cité.
De mémoire* humaine jamais on ne vit vengeance mieux réussie.
Si la chose vous semble morose, gardez quand même le sourire.*
Voici ce que je propose: semons des roses en souvenir.
Au lieu de ces fûts gigantesques, plantons des arbustes modestes, ceux de la Paix dans chaque ville. Ce geste serait plus utile!
Ainsi soit-il, ainsi soit-il.