Mirage matinal « Le souveniriste

Mirage matinal

Debout à la proue de mon île
Timonier d’un navire immobile
La marée qui déferle s’écartèle
Sur l’étrave de roc
Où se dorent des phoques.

Plus loin le regard scrute, entre deux bleus distincts,
une ligne imprécise que fatiguent la brume et la brise,
Départ vers nos imaginaires lointains.

Plus haut la voûte se disloque,
Des cumulus gris-bleu Processionnent majestueusement
Vers le lever du roi.

Soudain le magicien embrase,
En contre-plongée, les nuées avancées.
Les feux de la rampe dessinent, en hologramme,
Les fantômes des reines Mingan et Madeleine
Vêtues de pourpre et de rose à la dentelle d’or…
Et toi tu dors



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