À quoi bon se donner la peine de vouloir encore naviguer
À quoi bon rester capitaine, quartier-maître ou bien gabier.
Les amiraux, les intendants croisent le fer et se déchirent
Pour prendre le commandement lorsque dérive le navire.
La boussole est devenue folle et les voiles claquent au vent.
Il faudrait pourtant qu’on décolle des sinistres sables mouvants
À quoi bon être capitaine, quartier-maître ou bien gabier.
À quoi bon se donner la peine, quand l’équipage a déserté.
Les matelots dorment au chaud, sur le port “Hôtel du Commerce”
Dans les bars dans les caboulots ça boit, ça danse et ça se berce.
À quoi bon être quartier-maître, capitaine ou bien gabier.
À quoi bon être encore le maître d’un bâtiment abandonné.
Car la flibuste, les pirates sont à la barre du rafiot.
Ils font voile avec ma frégate vers des repaires tropicaux.
Mousaillons! Tous à l’abordage! C’est vous qui serez maîtres à bord
Jetez par-dessus l’bastingage, marins félons par-dessus bord.
Avec vous serai capitaine, quartier-maître ou simple gabier.
Sera finie la quarantaine. Pavillon haut! Fleurdelisé.
Sur ma frégate souveraine mettrons cap vers la LIBERTÉ.